TotalEnergies accélère ses projets en Arabie Saoudite : quels impacts pour la Belgique ?

TotalEnergies et l'Arabie Saoudite : un partenariat stratégique renforcé
En 2026, TotalEnergies intensifie sa présence en Arabie Saoudite avec plusieurs mégaprojets dans les énergies fossiles et renouvelables. Le groupe français, déjà implanté dans le Royaume via des coentreprises comme SATORP (avec Saudi Aramco), investit massivement dans le complexe pétrochimique Amiral à Jubail et dans des parcs solaires. Ces initiatives s'inscrivent dans la vision saoudienne Vision 2030, visant à diversifier l'économie. Pour la Belgique, ces projets ont des répercussions directes : TotalEnergies est un acteur majeur dans le raffinage et la distribution de carburants en Belgique, avec des sites comme la raffinerie d'Anvers. L'approvisionnement en énergie et les prix à la pompe pourraient être influencés par ces nouveaux flux.
Le projet Amiral : un géant pétrochimique
Le projet Amiral, d'un montant de 11 milliards de dollars, est une coentreprise entre TotalEnergies (22,5%) et Saudi Aramco (62,5%). Il comprend un complexe de vapocraquage d'une capacité de 1,5 million de tonnes d'éthylène par an, approvisionné par le gaz de schiste saoudien. Ce complexe alimentera en aval des unités de production de polyéthylène, de polypropylène et d'autres produits chimiques. Pour la Belgique, où TotalEnergies possède des sites pétrochimiques à Feluy et à Anvers, ces matières premières pourraient être exportées vers l'Europe, renforçant la position du groupe sur le marché européen. De plus, la demande accrue en gaz saoudien pourrait stabiliser les prix mondiaux du gaz, bénéficiant aux consommateurs belges.

Énergies renouvelables : le solaire saoudien
TotalEnergies développe également des projets solaires en Arabie Saoudite, notamment le parc solaire de Rabigh (300 MW) et d'autres capacités dans le cadre de l'initiative NEOM. Le groupe vise 35 GW de capacités renouvelables d'ici 2030. Ces projets permettent à TotalEnergies d'acquérir une expertise dans le solaire à grande échelle, qu'elle pourrait déployer en Belgique, où le développement des énergies renouvelables est une priorité nationale. La Belgique, avec son objectif de 30% d'électricité renouvelable en 2030, pourrait bénéficier de technologies et de retours d'expérience saoudiens.
Impact sur la Belgique : énergie, emplois et prix
La Belgique est un hub énergétique majeur en Europe. TotalEnergies y emploie des milliers de personnes dans le raffinage, la pétrochimie et la distribution. Les projets saoudiens garantissent un approvisionnement stable en pétrole et en gaz pour la raffinerie d'Anvers, qui traite 340 000 barils par jour. Cela contribue à la sécurité énergétique belge. Par ailleurs, les coentreprises avec Saudi Aramco pourraient ouvrir des marchés pour les entreprises belges spécialisées dans la construction et l'ingénierie, comme Besix ou DEME, qui pourraient participer aux appels d'offres. Enfin, les prix des carburants en Belgique sont influencés par le marché mondial : une production accrue au Moyen-Orient pourrait modérer les hausses de prix.

Enjeux environnementaux et transition énergétique
Les projets de TotalEnergies en Arabie Saoudite suscitent des critiques de la part des ONG environnementales, qui dénoncent l'empreinte carbone des énergies fossiles. En Belgique, le débat sur la sortie des fossiles est vif. TotalEnergies défend une stratégie de transition énergétique en investissant dans le solaire et le captage de CO2. Le groupe prévoit de réduire ses émissions de 40% d'ici 2030. Cependant, les activistes belges, comme Greenpeace Belgique, appellent à un désinvestissement total des énergies fossiles. La question reste ouverte : ces projets saoudiens sont-ils compatibles avec les objectifs climatiques belges et européens ?
Conclusion : un partenariat aux multiples facettes
Les projets de TotalEnergies en Arabie Saoudite en 2026 illustrent la complexité des relations énergétiques internationales. Pour la Belgique, ils représentent à la fois des opportunités économiques et des défis environnementaux. Le groupe, basé à Bruxelles pour ses activités européennes, joue un rôle clé dans l'approvisionnement énergétique du pays. Alors que le monde s'achemine vers une transition énergétique, ces investissements saoudiens pourraient soit accélérer cette transition grâce aux renouvelables, soit la ralentir en prolongeant la dépendance aux fossiles. L'avenir dira si TotalEnergies réussira à concilier ses ambitions saoudiennes avec les impératifs climatiques de la Belgique et de l'Europe. Pour suivre ces développements, restez connectés à Eagle KSA (صقر الجزيرة), votre source d'information sur les liens entre le Royaume et le monde.